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ViaLibre5 à la rencontre d'univers en liberté ? |
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Compil,
proposée par Olivier Douyère
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S'il
est évidemment indispensable de soutenir de plus en plus Cesare,
n'oublions pas de le lire, de le relire et de le faire lire !
"
Je ne crois pas avoir eu l'intention de me mettre sur le même
plan que les résistants. La différence sautait aux yeux
: ils subissaient l'occupation nazie et fasciste, tandis que nous,
nous avions la démocratie chrétienne, le parti communiste
Des élus du peuples protégés par des carabiniers.
Mais, à regarder de plus près, Hitler et Mussolini avaient
eux aussi remporté démocratiquement des élections
même si on les assimile aujourd'hui à deux " putschistes
". "
Ma vie n'avait pas changé pour autant. Comme je l'ai déjà
dit, on ne troque pas son statut du jour au lendemain. Il m'arrivait
de plus en plus souvent de penser aux années 70 comme à
une lutte qui n'était pas séparée d'un processus
historique global. En substance, cela signifiait deux choses : primo,
je n'étais pas seul, secundo, on était nombreux à
avoir perdu ". "
Autrefois, on disait que, pour ceux d'en bas, il était difficile
de remonter la pente. Et pourtant, je n'y voyais rien de compliqué
: il y avait d'un côté les amis et de l'autre les ennemis.
Bon d'accord, les uns étaient pauvres et les autres riches,
mais cela ne dépendait pas de moi. Il n'y avait qu'à
dire à ceux d'en face qu'on en avait assez, nous, d'être
toujours les ennemis. Où était le problème ? "
Les histoires qui s'achèvent avec la prétention d'avoir
tenu les promesses du départ appartiennent à la démagogie
des vainqueurs. Les vaincus, eux, traînent leurs promesses jusqu'à
la tombe. Quant à ma propre histoire, j'ai fini par m'en dépouiller.
Une fois expulsées les cellules cancérigènes,
les maladies prennent la voie de la guérison. J'ignore le moment
précis et les raisons qui m'ont poussé à imprimer
un tournant à ma vie, mais j'ai probablement compris (
)
que j'étais arrivé au terminus, et cela a constitué
mon salut. J'ai échappé au boyau mortel dans lequel
je m'étais fourvoyé par un simple glissement de l'angle
sous lequel j'observais les choses. Improbable, direz-vous, mais cela
arrive. Tout le monde n'a pas eu ma chance ". "
Je connaissais déjà la prison. J'y avais déjà
effectué déjà plusieurs séjours, j'en
possédais les règles élémentaires. Je
savais que ce ne serait pas l'orgueil tapageur des compagnons emprisonnés,
parés du titre ronflant de prisonniers politiques, qui me permettrait
d'en sortir. Alors je sommeillais ". "
Je sais depuis longtemps que jouer les durs est aussi pesant que d'endosser
un gilet pare-balles, mais il y a des circonstances où on ne
peut pas l'éviter. Ensuite, le matin, on s'éveille seul
et avec un goût de métal au fond de la bouche et on ne
doit pas s'en étonner ". "
- Monsieur ? "
A quoi ça sert le paradis en étant mort, à quoi
ça sert la gloire en étant vivant, si la gloire est
très loin de
chez nous ". |
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