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Réseau
de Bibliothèques Municipales. |
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Une jeune femme séduit, puis
tue des quinquagénaires, coupe et emporte leurs pénis. Un
député d'abord, puis le directeur d'un établissements
de désintoxication douteux. Un psychiatre renommé du même
age que les victimes apparaîte sur scène. Il reçoit
une cliente. Moïra, scénariste de talent. Et puis une autre
Mizia, comédienne de cinéma. l'une de ces deux femme serait-elle
la meurtière?... |
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Article
paru sur Chronic'art
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Cesare
Battisti propose ici un thriller classique : des cadavres de notables
émasculés parsemant une histoire de trahison sentimentale
et politique où la vengeance se déguste saignante. Jusque-là,
seulement quelques frissons, rien de très vertigineux. Penchez-vous
un peu. Les victimes, l'enquête, les pistes, le coupable présumé,
l'évidence apparente s'effacent, la mascarade se débande.
Elle laisse place à une scène tragique où les fantômes
du passé commun des protagonistes et les vieux démons surgis
de l'Histoire avec une grande Hache s'entremêlent et s'entre-dévorent
dans le délire schizophrénique de Mizia, starlette, ancienne
actrice porno et ex-toxico, et dans les fabulations oniriques d'une jeune
scénariste, nommée, comme toute jeune Parque qui se respecte,
Moira. Poussé par ces femmes au troublant aspect gémellaire,
Onno, leur psychiatre, effectue une plongée fatale dans les souvenirs
enfouis et "se retrouve devant les vestiges de sa propre mémoire".
C'est le déroulement du scénario rédigé par
Moira, avatar du Destin, qui organise la structure et définit l'intrigue
de Jamais plus sans fusil. Possédée par l'Histoire et dépossédée
de son histoire, elle fait émerger la vérité, le
réel, dans une réalité mensongère. |
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Malgré
l'apparence pathologique de son comportement et la confusion de sa personnalité,
elle est certainement le personnage, avec Onno et l'inspecteur Golia,
le plus lucide, le plus vrai, le plus attachant d'une galerie de portraits
où le grotesque côtoie sans vergogne le mesquin. Elle est
l'orpheline de la Révolution, des passions, de la violence, des
illusions. Rejeton de "la défaite qui veut conserver sa
mémoire", elle ronge le présent, en mine les fondements
artificiels et en détruit les décors. |
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Bien que
le présent roman de Cesare Battisti reprenne le titre d'une revue
de l'autonomie italienne des années soixante-dix, Mai più
senza fucile (Jamais plus sans fusil), celui-ci rompt avec ses précédents
ouvrages, centrés sur les exilés italiens des années
de plomb venus s'échouer à Paris. Ce cycle comprend les
trois polars parus à la Série Noire et surtout Dernières
cartouches, récit-fiction, son livre sans doute le plus achevé
et le plus impressionnant, qui tire le rideau sur le personnage catalogué
un peu lapidairement "ex-terroriste rouge écrivant du roman
noir". Eric Meary voir le site de Chronic'art |
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Interview parue
sur Fnac.com Cesare Battisti, l'exilé de la Série Noire Après dix ans au Mexique, Cesare Battisti écrit, sous le ciel de Paris, des polars vénéneux, comme son dernier " Jamais plus sans fusil ", paru aux éditions du Masque. |
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Fnac.Net
: Mai 68 est au cur de votre uvre
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Pour
vous, un bon polar, c'est quoi ? Vous
semblez connaître très bien les psychoses, vous êtes
analyste ? |
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Parmi
vos héros, les hommes ont peur, sont obsédés par
leurs érections, et les femmes n'ont pas le beau rôle
par Luc Biecq |
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