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Hubert Artus

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La bonne littérature, celle qui est active (la policière ou la poésie) est comme un rock distordu, un violon aux notes distendues, une valse endiablée : elle fait danser les neurones, chavirer le cœur, bander les sexes, mais en nous mettant mal à l’aise. Instants saturés dans le temps suspendu. Hauts les cœurs ! La question se pose et s’oppose et il nous faut le temps de comprendre, de comprendre ce qui nous arrive, mais surtout de quoi il s’agit. Et on aime ça ! Sans être plus masos que la moyenne, on aime être distendu le temps d’un texte ou d’une note. L’amour du risque.
Le vent l’emportera, c’est mieux ainsi. Le temps de passer de la naïveté à la poésie. De contraints à la naïveté, on passe à acteur de la poésie.

Les choses poétiques émeuvent et c’est pour ça qu’elles dérangent un peu au début, le temps d’ouvrir les yeux et de s’en remettre. S’en remettre à ?… Le femme idéale (refuge idéal qui vaut tous les autres réunis)… Parfois elle se cache dans un livre, ou alors un Livre se cache dans la femme idéale. Toute une histoire au pays des princesses (car bien sûr, toutes les femmes idéales sont de princesses)
La bonne littérature, celle qui est active : la poésie ou le roman noir. Les seules littératures depuis Racine où il y a la mort et l’amour, le déchirement et la poésie, la came et son salut. Avec parfois un petit air de révolution… Hauts les cœurs ! ! !


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Hubert Artus est journaliste à Fréquence Paris Plurielle et animateur sur cette même
antenne d’une émission hebdo sur la littérature noire, ENJOY POLAR