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à la rencontre d'univers

en liberté

Edito du n° 10, par Christophe Mager
Octobre 2002.

 
 

Je crois que c’est François Mauriac qui a prononcé cette phrase : « J’adore les ouvriers mais surtout ne me demandez pas de vivre avec eux ». Ce qui est très drôle. Et par ironie, par cynisme, je reprends cette phrase à mon compte. Tant je ne connais rien du monde ouvrier. Alors parler du monde ouvrier serait pour moi un peu vulgaire et beaucoup menteur. Par contre, il faut regarder ces photographies qui n’ont pas le temps de mentir. Ces photographies sont le témoignage d’une vérité toute simple. Celles d’existences comme toutes autres existences. Et d’après ce que je peux comprendre, c’est déjà pas mal. Ce qui nous change un peu du bruit et des faux engagements. Au moment où des groupes de rock diffusés par Universal ont le temps d’exprimer leurs opinions diablement intéressantes sur la mondialisation. Mais je ne suis pas là pour créer une polémique.

 
 

Il suffit de regarder ces photographies pour apprendre le silence. Malgré tout, je ne peux m’empêcher de dire que la mondialisation a ceci d’extraordinaire, c’est qu’elle est une horreur pour les anges déchus de Moulinex et une possibilité d’engagement pour les ânes bâtés.

 
Contacts : Christophe Mager / Valérie Couteron
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