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à la rencontre d'univers

en liberté

Magazine
n° 11. Décembre 2002.


© Photo : Anne Pambrun

La Kro nique !

J’suis smicard et j’ai été atteint de forts tremblements lorsque j’ai appris que la paye des ministres avait été augmentée de… 70 %.
Elle équivaut maintenant à six Smic !
J’vais craquer !
Tu me demandes ce que je pense des femmes et hommes d’Etat ?
Eh bien, je crois que, sous couvert de leurs jolis tailleurs ou de leurs costards-cravates, ce sont surtout des prédateurs !
La preuve ?
Première assertion : c’est qu’ils s’empiffrent, qu’ils se gavent.
Deuxième assertion : et, bien qu’ils sachent qu’autour d’eux, y’en plein a qui crèvent la dalle, ça ne leur coupe pas pour autant l’appétit.
Synthèse : donc, ils chient !
Conclusion : ils sont garants de la démocratie !
PS : et mon cul, c’est du poulet ?

Mais tiens, justement ! en parlant de « frais de bouche », je vois dans ma boule de cristal que Bush rit… et que sa dame pleure. Ça coûte chair la guerre ! Est-ce l’Amérique qui raque ?
Avec une petite digression sur les religions : les catholiques-protestants ont, paraît-il, entendu la voix de leur prophète, perché tout en haut de l’escalier qui mène au ciel… Jésus crie : « Attention à la marche ! »
Ah, quelle époque ! aurait dit mon grand-père, ancien mineur de fond à Longwy. En Lorraine. Lui qu’on avait envoyé à la mine à douze ans et qui en est mort prématurément.
Ah, quelle époque ! Oui, t’as bien raison, Papy… Aujourd’hui, il n’y a plus d’enfants dans les mines de charbon, mais il y a des mineurs en prison !

Il s’appelle Alberto Sconi. Il est italien et présentateur à la RAI. Quand un avion s’écrase quelque part dans le monde, on croirait que c’est sur ses pompes ! Alberto Sconi a une autre maladie, il a des hallus et voit des terroristes partout. Surtout ceux d’Al Kakaïda…
Mais le pire, dans sa parano, à Alberto, c’est qu’il voudrait maintenant que la France remette à son Etat tous les anciens « terroristes » des années de plomb, qui se sont légalement réfugiés sur le territoire français. Jugeant, faussement, que ces gens rangés sont encore en activité ! Que le contrat passé entre eux et le gouvernement Mitterrand n’a plus de valeur aujourd’hui. Que c’est du passé ! Celui-là serait donc révolu, mais pas l’autre, plus ancien… Ça l’arrange, ce pauvre Alberto qui voit tout de travers, mais ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il y a une expression typiquement française pour désigner ce genre d’erreur : avoir la berlue, Sconi !

Oui, oui, la voie est libre, mais elle est minée.
Alors il faut juste regarder où on met les pieds !
Chirac ! Raffarin ! Sarkozy !
Touchez pas à mes copains !
Et encore moins à mes amis !


Charles Maestracci, alias Alexandre Dumal
novembre 2002

Contact : Charles Maestracci
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