|
ViaLibre5 à la rencontre d'univers en liberté |
|
|
|
|
|
Magazine |
|
|
La Solution
de Ned
Je l’imagine très bien. Oui, je ferme les yeux et je le vois. Nous sommes en 1710 (ou en 1779, malgré toutes mes recherches et celles de beaucoup d’autres, je ne connais pas la date exacte. D’ailleurs on ne sait même pas s’il a réellement existé). Mais j’ai décidé qu’il a existé. Alors je l’imagine : Il s’approche du contremaître. Il est en salopette. (Je ne sais pas pourquoi, mais je crois que la salopette lui irait bien). Un bleu sale. (Pas de rayures, cela fait clown, or l’instant est historique. Il ne souffrirait pas d’indignes détails saugrenus). |
|
Je le vois nettement s’approcher du contremaître (je suis à quelque pas, bien placé. Je suis bouche bée). Le contremaître est un type hideux en blouse grise qui sent le tabac froid et la lustrine fatiguée. Il a une verrue sur la lèvre supérieure. Elle virera cancéreuse et il en mourra sans que l’Histoire ne retienne son nom (mais à ce stade, il l’ignore encore). Pour l’heure, le contremaître est plus interloqué qu’agonisant. Il observe l’homme en salopette bleu sale qui fait irruption dans l’atelier en serrant dans ses mains puissantes le manche d’une imposante masse . M’ignorant, l’apprenti-tisserand regarde le contremaître dans les yeux et calmement, presque solennellement clame : "My name is Ludd. Ned Ludd". (La scène se déroule dans le Leicestershire ; c’est pourquoi il parle en anglais). Ayant décliné son identité, Ludd, Ned Ludd, lève lentement sa masse et blââââââââââm l’abat sur le métier à tisser. (D’une "rage malsaine" écrira deux siècles plus tard ce paranoïaque de Thomas Pynchon). Le contremaître en a la lèvre pendante. "My Goooood", dit-il en laissant tomber son mégot éteint. "Oh my Goood". Ludd, Ned Ludd, impassible, relève de nouveau sa masse et blââââmmmm : il en remet un coup au métier à tisser. Puis un troisième. Blââââââââââm. (J’imagine qu’il frappe la machine trois fois. Au moins trois coups, oui, car c’est un moment historique et le geste est théâtral. Trois, c’est bien. Cela exprime toute la détermination de Ned.) La machine est en piteux état. Des cordes ffffizzzent, des ressorts ddzzzzouinguent, des bobines tacatacatacaquent, tournant sur elles-mêmes sans retenue. Des mètres de fil s’emmêlent à terre. Un silence inhabituel envahit subitement l’atelier dans lequel il fait moins neuf (pourquoi moins neuf ? Je ne sais pas mais s’il fait moins neuf ça me plait : la buée sort de la bouche des protagonistes et ça fait néo-réalisme italien. Allez, je rajoute même des fumerolles.) Des fumerolles s’échappent de la machine. (Oui, c’est bien les fumerolles. Les fumerolles, c’est comme la sueur sur le front des romains dans les péplums ; laquelle avait fait couler beaucoup d’encre à Roland Barthes dans Mythologies.. Les fumerolles ça surécrit l’état désagrégé et signifiant de la machine. Donc j’imagine des fumerolles et puis j’aime bien ce mot : fumerolles). Bref, tous les signes concordent : la-ma-chi-ne-est-com-plè-te-ment-pé-tée.
Ludd, Ned Ludd est radieux. Il scrute l’assemblée qui s’est constituée autour de lui. Une foule d’hommes et de femmes en salopette ou en blouse encerclent la scène. Certains réfléchissent en se grattant le front ou la nuque. Les femmes, qui ne veulent pas "être en cheveux" réajustent leurs foulards. Toutes et tous n’ont beau être que des ouvriers et ouvrières exploités, maintenus dans l’ignorance, ils se doutent que Ned a voulu leur dire quelque chose d’important. Ce blââââm est un message. Aucun doute. Mais quoi ? Ce quelque chose va les interpeller au niveau du vécu un bon moment. En effet, le mouvement, se qualifiant lui-même de "luddite", n’apparaîtra qu’en 1811 (les tisserands licenciés par le machinisme se sont longtemps grattés la nuque avant de saisir toute la portée du blââââm de Ned). Il s’étendra en France (les canuts furent des luddites) et même en Suisse… avant de finir en bain de sang, en 1816, sous les balles des soldats de sa Majesté. Ned, damned !
Ned Ludd a croisé plusieurs fois ma vie. A l’âge de 17 ans, je tombe sur deux lignes dans une somme "économique et sociale" qu’on me forçait à lire sous la menace d’une arme alors terrifiante : "Le Bac" coefficient 4. Deux lignes floues qui me marquent à jamais dans l’océan d’ennui. Elles disent qu’un "mouvement luddite initié par le geste d’un ouvrier tisserand…", etc. Deux lignes seulement et je reste statufié. Le tonnerre gronde. La fenêtre est battue par le vent. Les rideaux sont arrachés dans la pièce. Ned Ludd est entré dans ma vie. Exalté par le personnage, j’enfourche une machine à 4 temps de marque japonaise et limitée à 49,9 cc. J’arrive à la bibliothèque de Melun (la plus proche) et malgré des heures de recherches, je ne trouve nulle part trace de Ned Ludd. J’en développe une théorie paranoïaque : les machines ont-elles tout effacé ? Je vis mon Matrix à moi des années avant la création de ce navet d’anthologie. J’imagine un personnage courant le monde, cherchant des infos sur ce Ned Ludd et n’en trouvant jamais, se cognant sans cesse à des dictionnaires dont la page des "lud" a été arrachée. Je suis Pynchon (pas étonnant qu’il s’intéresse à Ned), je suis Orwell. Je suis de Lillo. Je suis celui qui a découvert le grand complot des machines visant à éradiquer la mémoire de Ned Ludd de notre réalité. Alors j’écris. Sur une antique Olivetti électrique, décatie et rebelle menaçant à tout moment de faire sauter les plombs, je tricote mon premier roman, ne sachant absolument rien de Ned (hormis les deux lignes) et n’ayant pas les moyens ni le temps, à l’époque, de pousser mes recherches sur Paris. En huit jours (pour le présenter à un concours dont j’ai eu connaissance tardivement), j’écris Le Retour de Ned Luddam. Pourquoi Luddam ? Je ne sais plus. Peut être que les seules deux lignes sur Ned le baptisaient par erreur Luddam. Je me lance donc dans un roman de SF épouvantablement écrit, terriblement mauvais dans lequel l’humanité vit sous l’asservissement quotidien des sondages ; lesquels régissent le moindre de nos actes. Il y a des robots et des machines partout. A un moment un personnage s’approche surgi d’on ne sait où. Il est en salopette et dit : "My name est Ned, Ned Luddam". Et il pète tout. J’écris dans la fièvre. Il faut dire que Ned est très énervé. Il y a urgence. Ned est revenu ! Le monde s’enflamme. Ned a les milices de robots à ses trousses. Toute page écrite est considérée par moi définitive. Gravée dans l’éternité du Verbe. Ma compagne d’alors corrige aussitôt les coquilles avec du Typex puis enfonce les pages dans l’enveloppe au fil de leur apparition. Pas le temps de relire, de reprendre. Page, 50, 51, 52... Ça file vite. Page 53, c’est la guerre contre les machines. Polie et effarée ma compagne ne me fait aucune remarque. Inutile : je prétends être un génie. Je viens de recréer Le Grand Personnage Du Nouveau Grand Roman Contemporain. 54, 55, 56. Les feuilles glissent de travers dans le rouleau. Satanée machine à écrire pourrie qu’on m’a donnée. Je peste. Que ferait Ned ? La machine regimbe, elle sait à qui je redonne vie, c’est logique : elle se défend. Deux barbus chevelus n’ont pas encore inventé l’Apple II dans leur garage. Mais que foutent-ils ?, j’en suis déjà à la page 128... Durant huit jours je tape, je tape, je tape. Ned cogne, cogne, cogne. Blââââm, blâââm, blâââm. A la tête de ses émeutiers il vient d’attaquer l’immeuble de la SOFRES. Il a brisé le Grand Calculateur page 149. Soudain, Ned est obligé de se replier. Les prolos du futurs subissent des revers. Les machines vont -elles l’emporter ? Les marteaux de ma machine crépitent et se bloquent page 176. J’ai mal aux doigts. Une première panne générale bloque la ville tentaculaire. Les luddites vont-ils gagner ? Le tapuscrit est illisible. 180 : Ned se réfugie dans des souterrains sous la cité mécanisée. Il complote, il fomente sur cinq bonnes pages dans l’écho de grottes suintantes.. (Je viens de lire l’épouvantable "L’Imprécateur" de René Victor Pilhes qui m’a pourtant plu. Dans ce roman calamiteux quoique couronné, tout finit dans des souterrains obscurs. Je ne me rends pas compte que "L’imprecateur" est un sublime nanar : on est encore dans la grande peur des multinationales, alors que la mondialisation économique, on la laissera venir dans la joie et l’allégresse des fêtes marketées). Page 224. C’est le chaos, mais les machines ont gagné. Ned a de nouveau disparu. "I’ll be back!" Il reviendra, après le succès du tome 1. Aucun doute. Il reviendra et il pètera tout. J’envoie le manuscrit. Evidemment, je ne gagne pas le concours. J’enfourne mon premier roman dans un tiroir avant de le jeter des années après, n’osant le lire de peur d’éprouver de la honte. Dix ans passent. Des barbus inventent le micro-ordinateur et gravent dessus une pomme croquée. Tout un symbole judéo-chrétien. Je gagne ma vie en me frottant parfois à des machines hostiles en usine ou en cuisine, dans des bureaux ou derrière un guichet. J’oublie Ned, mais entre temps je découvre au cinéma Brazil, de Terry Gilliam,. Et ce film, vu depuis une vingtaine de fois, fait de moi un autre. Je deviens journaliste. Le destin veut que je me retrouve aux pages multimédia de Libération. C’est l’Internet qui déboule dans le grand public. Je donne mon avis, je pontifie, j’éduque les masses depuis ma hauteur : oui à la science et à la technique... mais pas de scientisme, ne devenons pas l’esclave des technologies. Gnagnagna. Voilà ce que je dis, quelque peu schyzophrène, déchiré entre le vertige techniciste et une certaine propension jacques-ellulienne à ne pas me laisser technologiquement bluffer. J’envie le Monde Diplomatique et sa formule formidable : "Internet, entre l’extase et l’effroi".. Je lis des choses ahurissantes : des gourous du numérique m’assurent qu’un jour les grille-pains seront reliés en réseau et afficheront les cours de la bourse sur les toasts. C’est absurde -alors je commence à collecter la matière de ce qui m’inspirera quatre ans plus tard Domo Dingo, la vie Domotique. Je me passionne pour la cyberculture, forme de contre culture américaine. Il y est souvent question de machines. Je tressaille en découvrant une page sur le Web intitulée Le luddisme fainéant.. L’ombre de Ned recommence à s’allonger sur mes épaules, mais je ne m’en rends pas compte. Par hasard, en sortant d’une émission de radio, je consulte Dominique Manotti. Romancière et historienne, elle a participé à une somme sur les mouvements ouvriers. Ned le Grand Eradiqué De La Mémoire Collective me revient à l’esprit. Le luddisme ? Elle connaît. Elle a écrit quelques lignes dessus, "mais", me chuchote-t-elle en baissant la voix et en surveillant les alentours, "en France il n’y a rien sur Ned Ludd". Je flippe. Ça recommence. Soudain, un des avatars de Ned occupe l’actualité. Il vit dans une cabane du Montana. Il s’appelle Theodor Kaczinsky et a envoyé des colis piégés un peu partout sur le territoire des Etats-Unis d’Amérique. Un hobby se basant sur des théories issues de la deep ecology. En lisant un article américain sur ce désormais fameux Unabomber, je vois soudain réapparaitre ces mots : "Ned Ludd". Un bruit terrible me fait sursauter. Je relève la tête de l’écran : mes confrères autour de moi n’ont rien vu, rien entendu. Pourtant, j’ai bien distingué le blââââââm. C’était indubitablement le son de la masse de Ned. Sa masse fracassant les ossements de bois de son métier à tisser. La rédaction vaque comme à son habitude. Ça jacasse, téléphone ou picole. La routine. Par dessus le bruit de fond, je commence pourtant à distinguer les craquements. L’iceberg mécanisé dans lequel nous sommes emprisonnés est en train de gémir. Il commence à céder. La masse de Ned a dû fragiliser la structure générale. Je lance ma machine. Elle me téléporte sur l’Internet et là, j’y trouve des centaines de pages sur Ned. Ned est revenu. Ned est vivant. ll y a tout : les chants luddites, la répression, les neo luddites, les études et les recherches sur Ned. L’actualité luddite. La machine -l’ordinateur- aura laissé les luddites se regrouper. La machine, comme aurait dit Marx (Marx ; Karl Marx) vend donc la corde qui servira à la pendre. (Enfin, Marx aurait adapté sa célèbre formule, je donne l’idée, là). Je découvre même qu’un certain Kirkpatrick Sale a pété un ordinateur devant 5000 personnes à New York. Avait-il une salopette bleu sale ? Mystère. Il me faut en savoir plus. Des masses d’information remontent. Je tape fiévreusement des mots-clés et la machine, innocente me ramène Ned, son ennemi. Bon sang, Ned est bien là. Mon Grand Personnage Du Nouveau Grand Roman Contemporain est planqué sur le Net. Il n’était pas dans les souterrains que j’avais imaginés...
Je suis donc (puis-je me vanter?) le premier à avoir parlé du luddisme en France dans un dossier de Libération. C’était le 22 mai 1998 : notez cette date. La face du monde en est depuis changée. Vous ne l’avez pas entendu, mais l’iceberg mécanisé a gémi un peu plus. C’est grâce à Ned que ça s’est fait. Car Ned est si fort qu’il aurait pu changer la face du monde si une balle de Sa Majesté ne l’avait fauché. (Comme Spartacus. Enfin non : pas comme Spartacus, mais encore une fois, c’est la même idée. C’est le même personnage. Ned ferait-il de moi un nouveau Koestler, un nouveau Flaubert ?). Quoiqu’il en soit, il nous faut aider Ned à revenir complètement. Je me prends à rêver. Imaginez un instant que Ned ait gagné sa bataille ? Que Ned ait été élu comme l’oncle de Boris Vian bricoleur de bombes atomiques "Chef du gouvernement" … Tenez, si Ned avait changé la face du monde, jamais je n’aurais connu de notes salées du garagiste comme récemment. Et ce n’est pas la moindre des conséquences. J’ai donc mis plus de dix ans avant de recroiser Ned. Dix ans, mais lui aura mis 150 ans à réapparaître. Le luddisme est revenu. "Luddite" est même devenu, ces dernières années, une insulte néo libérale américaine. On a de nouveau peur de Ned.
J’ai quitte Libération peu de temps après avoir écris mon dossier sur Ned. Le journalisme ne m’intéressait plus. Et puis comment continuer à chanter les vertus de la technologie, si Ned est revenu ? Depuis, j’ai écris Domo Dingo, La Vie Domotique. Ce n’est pas le Grand Roman Contemporain, mais je pense qu’il aurait plu à Ned. J’ai regardé à nouveau Brazil une bonne dizaine de fois. Je suis persuadé que Ned détesterait les grille-pains en réseau, qu’il haïrait les escalators.
La troisième fois de ma vie où j’aurais croisé Ned, ce sera donc dans ces pages. En tapant ces lignes, je sens Ned lire par dessus mon épaule. Il tolère que je me serve d’un ordinateur. Ça ne crée pas de chômage dans ce cas précis. Mais Ned fronce les sourcils : il voit bien que nous sommes cernés par trop de machines ; lesquelles ne sont pas toujours animées des meilleures intentions.
On ne sait toujours pas si Ned a vraiment existé. Est-il un de ces héros issus de l’imaginaire collectif ? Est-il une sorte d’ancêtre de Georges Kilroy, le G.I. invincible qui signait partout à la Libération "George Kilroy was here", près des cadavres Allemands, ? Ned, vrai ou faux, est maintenant un mythe moderne. Mais, me réclamant de mes rapports privilégiés avec lui, je déclare solennellement que Ned désormais, m’appartient. J’ai décidé que Ned était à moi. Même si avant moi William Blake, Lord Byron, Mary Shelley ont défendu sa cause. Même si Marx, (Marx ; Karl Marx) a estimé en 1844 que Ned, mon Ned!, s’était trompé d’objectif. Même si aujourd’hui le courant "néo luddite" s’agite fortement (l’essayiste Jeremy Rifkin étant l’un des plus connus) dans les médias, l’édition, la recherche ou la politique. Ned est mon personnage littéraire, ainsi en ai-je décidé. Vous contestez ? Il fallait le réclamer avant. Oui, j’en détiens la propriété littéraire pour la France, je l’affirme ici. Cet article fera foi "pour valoir ce que de droit."
Maintenant que Ned est à moi, j’y pense souvent, comme à un de ces milliers de "grands romans contemporains" que je rêve d’écrire et qui finiront, époque oblige (mais ça ne me dérange pas plus que ça) en concept de cartoons adulte (il faut bien trouver des protéïnes). Aussi, je le manipule, je le mijote. Je l’imagine un jour en gamin savant fou hystérique tel le personnage de Dexter . Il brise tout dans une colère tressautante : "Apu machine. Apu cause, apu conséquences ! Apu chômage !" Une autre fois je le sculpte en allégorie soviétique (regard tourné vers le Grand Soir, les abdos en tablette-de-chocolat-d’airain-debout-sur-un-socle de-porphyre ; enfin quelque chose qui serait entre José Maria de Heredia et Leni Riefensthal sans l’aryen ou encore un prolétaire du film "Salt of the earth"). J’en fais ce que je veux, puisque Ned est à moi. Un Grand Personnage de Grand Roman Contemporain ou une marque de fringues. Tiens, oui, je vais déposer un slogan antimondialiste : "Ned Ludd ne l’aurait pas tissé".
Ned Ludd est à moi, mais je veux bien vous le prêter. N’hésitez pas à l’invoquer de ma part. Il répondra. Ned n’est pas bégueule. Au moindre appel, vous verrez, Ned déboulera, chaloupant dans sa salopette d’un bleu sale. Il vous fera un clin d’œil, lèvera sa masse et blaâââm. La masse et blââââm. Blâââm ! C’est l’acte fondateur. C’est peut-être la solution.
Francis Mizio
> La page de ressources Luddites et Néo-Luddites (University of Colorado at Denver School of Education) : http://carbon.cudenver.edu/~mryder/itc_data/luddite.html > Résistance américaine aux nouvelles technologies (Le Monde Diplomatique) : http://www.monde-diplomatique.fr/1997/02/SALE/7773 > Temps critique. Néo Luddisme et résistances ouvrières : http://membres.lycos.fr/tempscritiques/sup12-2.html > Los Amigos de Ludd. Bulletin d’information anti industriel : http://netmc.9online.fr/VersusIndustriel/AmigosLudd10.html > Un site sur Theodor Kaczynscki (Unabmber) et son manifeste en français : " La société industrielle et son avenir " : http://apa.enligne.free.fr/Ameriques/EU/Ted_Kaczynski.html |
|
|
Contact
: Francis
Mizio
|