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Via Libre5 accueille le cri du perdant qui ne veut pas perdre la mémoire |
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Magazine |
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Linda
Salatiel Jamisse Xirimba, la voix qui vient de la mer |
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Je m'appelle Linda Salatiel Jamisse, mais depuis que je mène une carrière professionnelle en tant qu'artiste -et cela fait bientôt 2 ans- je suis Xirimba, expression qui dans ma langue maternelle Xitsuwa de l'ethnie des Ma-Tswa du Mozambique méridional, veut dire rythme. Cela m'identifie davantage avec mon travail. Dans ma famille, il y a la musique; tout le monde chantait, dans les Eglises, dans les mariages, dans les campagnes et dans la ville. Ma sœur est Mingas, une vocaliste plutôt connue car elle est choriste avec Myriam Makeba. Mon voyage dans la création a démarré avec l'artisanat et ma source d'inspiration primaire est la mer et ses couleurs si riches de tonalités variables que l'on peut observer dans les vagues, le sable ou les coquilles... cela me donne la paix. C'est l'entreliaison du sable avec les couleurs mutantes entre le bleu et le vert et le reflet des rayons du soleil. Ce que je ressens est très difficile à raconter car, au départ, tout cela passe dans le travail artisanal et notamment dans la peinture. Ce n'est qu'après que je suis arrivée à mettre en musique toutes ces impressions. |
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A Maputo, il y a la mer et une baie très belle dans laquelle se trouve la plage de Costa des Sol, qui m'a beaucoup influencé. De Maputo, souvent je partais à la campagne qui a également joue un rôle important dans mes créations. D'ailleurs, c'est ce changement de paysage qui a beaucoup travaillé mon imaginaire avec la présence de la forêt et les sons des oiseaux. En
milieu rural, les maisons sont bâties en boue et sable mélangés, mais
il y, a aussi les maisons en paille de forme carrée. Dans les mashamba,
les jardins, on cultive le mil et le manioc. Aux champs, la vie quotidienne
est ponctuée de chants, du matin au soir: on chante pendant qu'on prépare
le nourriture, qu'on pile le mais et les feuilles de manioc, qu'on travail
aux champs... |
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