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ViaLibre5 à la rencontre d'univers en liberté |
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Edito
du n° 9, par Roberto Silvi |
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DERRIERE
L'ECRAN La lumière s'éteint. Dans la salle les gens échangent les derniers mots. Le silence se crée, rompu après quelques instants par une musique perçante qui accompagne l'apparition d'images sur l'écran. On se blottit au fond du fauteuil, curieux de ce qu'on va voir, désireux d'être étonné. Le spectacle a commencé. |
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Des
millions de gens de par le monde assistent chaque jour à ce rituel, toujours
égal à lui-même et pourtant toujours différent. Rien de plus magique que
ces images tansportées par un faisceau de lumière de la pellicule à un
drap immaculé. |
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Mais, de ces premiers débuts à aujourd'hui, la production d'images a atteint un niveau très élaboré. Les nouveaux magiciens, les réalisateurs de cinéma, ont recours pour les inventer à des techniques toujours plus avancées. Les émotions à transmettre vivent et se manifestent à un niveau autre, différent du plan rationnel, et une proportionalité inverse semble régler le poids relatif des images et du texte. Les scénarios bien ficelés, pourtant, sont un support important et nécessaire dans la construction d'un film, comme un squelette d'un corps à construire, et cela dans les films de fiction comme dans les films documentaires où le témoignage prend la place du texte inventé. Dans ce numéro de Vialibre, je voudrais jeter un regard derrière l'écran pour voir ce qui constitue une partie de la cuisine d'un film, notamment la complicité qui se crée dans le difficile équilibre entre parole et image. |
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