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ViaLibre5 à la rencontre d'univers en liberté |
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Entrevue
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DANS
LE BAIN...
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Depuis un certain nombre d’années se produit dans le paysage télévisuel ce qui s’est passé à la fin des années 70 dans le secteur radiophonique Télé Bocal est une télévision associative parisienne. Dans son histoire, elle a obtenu quelques permis d’émettre très précaires par le C.S.A. (trois mois par ci, trois mois par là), au même titre que les autres chaînes du même genre en France. Pour pallier au manque de visibilité, en plus de quelques piratages, Bocal se diffuse dans les bars : chaque mois une cassette vidéo d’une heure est projetée dans moult bars et lieux de la capitale. Car c’est aussi une télé de proximité basée dans un quartier bien spécifique du 20e arrondissement parisien. Richard Sovied est un des fondateurs de cette chaîne, et il tient à cette proximité. A 45 ans, il a été de moult combats télévisuels pour faire reconnaître et émettre les télévisions libres, moult occupations et arrestations, et a effectué un voyage en Palestine avec une mission civile (la première du genre, en juin 2001, avec José Bové, le DAL, Droit Devant !, le M.I.B., le Syndicat de la Magistrature, la photographe Joss Dray, etc), pour bien montrer le placement politique qui est le sien. Interview réalisée entre les deux tours des élections françaises. |
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Richard Sovied : Télé Bocal démarre en mai 1995, avec le regroupement de trois associations dans le lieu Goumen Bis * (une associations de photographie, une de vidéo courts métrages et une de spectacles), plus un collectif extérieur au lieu, les Copirates. On a pu, avec ces associations autour de l’image, enregistrer une cassette vidéo d’une heure. Au départ on avait monté ce projet pour trois mois, c’était un test. Dès la première diffusion ici, les gens sont venus voir, car on avait beaucoup tourné dans le quartier, ça a d’ailleurs tout de suite été le parti-pris de départ. Puis on a fait un point en septembre 95, deux des associations de départ se sont retirées mais l’association de courts métrages est restée et Bocal a démarré. Depuis, l’équipe a bien tourné et est toujours restée soudée. C’était une bande de copains au départ, mais on a toujours conservé le côté ouvert de notre projet, sinon l’équipe aurait splitté. On a sept employés permanents, six emplois-jeunes et un Contrat Emplois Solidarité (CES), de 30 à 35 personnes qui viennent aider mensuellement (que ce soit pour les diffusions dans les bars le soir, pour tenir un micro, pour faire un reportage). On est tous amenés à faire un peu tout : tourner, monter, aller jouer. Ca ne fonctionne pas avec des postes. On a aussi régulièrement des stagiaires. Nos revenus viennent des adhésions (entre 600 et 800 adhésions selon les années), on a aussi les cotisations des patrons des bars qui nous diffusent (500 frs par mois), on a des reportages de 3 mn diffusés chaque samedi par France 3, plus l’Aide à l’Emploi pour les Emplois Jeunes, soit en tout à peu près 1,2 MF par ans, ce qui est peu pour de l’audiovisuel. Hubert Artus : Qu’est-ce que ce reportage hebdo sur France 3 ? C’est une hebdo qui est diffusée à 13h15 le samedi. On leur donne le sujet et ils le passent. C’est bien, surtout à des périodes électorales, on fait passer des choses que les autres n’ont pas, et on ne se prive pas de s’afficher tel qu’on est. On a un parti pris de la précarité, il est pour nous nécessaire d’aller sur des actions où il n’y a pas de télés, porter le message, c’est notre rôle. Je pense que les gens qui regardent Bocal ne sont pas forcément des gens qui regardent beaucoup la télévision. Ils trouvent quelque choses dans Bocal : la proximité, un discours vrai que peuvent dire et entendre les gens. |
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N’est-ce pas de là qu’est née l’idée de diffuser dans les bars, un endroit où à priori on ne regarde pas la télé, à part occasion spéciale ? |
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J’ai toujours pensé que la télé prenait énormément de place chez les gens. Les gens regardent en moyenne 2 ou 3 heures par jour la télé. L’idée de départ était de rassembler les gens (car la télé chez soi, ça isole, les gens la regardent seuls) autour de la télévision comme autour d’un spectacle. Que la télé soit un spectacle qui regroupe et non pas un outil qui divise. Un peu le même esprit que lorsque, minots, on allait regarder les dessins animés chez les copains. Un côté réactif devant la télé, choses qu’on n’a pas lorsqu’on la regarde seul. De plus, il faut désacraliser l’image qui est de dire qu’on ne passe à la télé que lorsqu’on est dans les milieux parigots, que lorsqu’on a réussi ses études, etc… Tout le monde a le droit de passer à la télé. La télé n’est pas la récompense. C’est un outil de communication, et non pas un outil de pouvoir et d’appropriation. Tout le monde doit donc pouvoir se l’approprier. |
![]() © Photo : Hubert Artus |
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Cette façon de donner la parole à ceux qui ne l’ont pas, ça a été fait en presse écrite, ça a été fait bien sûr en radio. Mais en télé, ça a été beaucoup réalisé ? Non, et j’attends ça, j’attends cette implosion de la télévision. Je sais qu’on n‘a pas les reins assez solides face aux grands groupes, mais on construit à côté, un peu comme les sommets et les anti-sommets (Gênes, ..). On ne se compare pas à ces médias, on ne parodie pas les émission de ces médias (ça, à Bocal, c’est interdit, ça ne sert à rien). Nous avons, nous, un autre regard sur la vie et l’actualité, une autre façon de réaliser et regarder la télé. A continuer à faire ce qu’on fait, on sera rejoints, il y aura des carrefours à ne pas manquer, pour faire exister tout ça, les télés associatives. C’est pour ça que pour nous il est indispensable de suivre les luttes, d’aller à Gênes ou Nice, de suivre tout ce mouvement qui a amené, et ce n’est pas fini, les gens à prendre conscience de leurs action politiques, de descendre dans la rue. Comment gères-tu le fait d’être une télévision locale et de devoir rendre compte de ces phénomènes mondiaux, de devoir aller chercher dans ta ville des choses qui s’y déroulent et qui néanmoins ont un rapport avec ces choses universelles, ces combats internationaux ? Pour moi, le local, la proximité, ce ne sont pas des notions géographiques, c’est un degré d’implication. Ce qui compte est de parler des problèmes que les gens peuvent rencontrer partout, les problèmes d’humains à humains, des façon à trouver un message unique, commun, que tout le monde comprenne. Sur le net, tu peux recevoir des messages d’un type d’un ghetto new-yorkais qui te parlera du même genre de problème qu’ici dans le 20e. Mais pour réussir ça, il faut casser le monopole de Paris et faire une décentralisation. C’est nul de penser qu’à l’heure actuelle, tout passe par Paris en matière de télévision. Il n’y a pas de télé régionale comme il peut y avoir de la presse écrite et radiophonique régionale, c’est nul. Combien y a-t-il de télévisions associatives en France ? Je sais qu’il y a 18 candidatures de télévisions locales au CSA, donc je tablerais sur une vingtaine qui fonctionnent. Il y a tout un secteur alternatif qui devrait pouvoir s’exprimer et qui n’en n’a pas le droit. Pendant cette campagne, le CSA ne nous a pas renouvelé notre autorisation d’émettre. Tu imagines ce qu’on aurait eu à dire, en réaction à ces débats vides, sur l’ « insécurité »… [un des prétextes qu’a donné le CSA pour refuser le droit à ces télés d’émettre pendant la campagne est qu’il était impossible de surveiller l’égalité des temps d’antenne par candidats sur ce genre de chaîne, NDLR]. Les milieux alternatifs n’existent pas à la télé, il n’y a jamais d’associations à la télévision. Il y a différents degrés d’implication dans ces télés, ça dépend d’où vient l’argent. Il y en a qui sont très militantes, comme par exemple Primi TV à Marseille, qui bosse dans les cités. Ils sont assez hards, ils sont près à refuser l’autorisation du CSA pour continuer à être en-dehors et quand même marcher et bosser… A Paris, la mairie avait un projet, on a eu des tas de rendez-vous avec eux, et puis on s’est aperçus qu’ils faisaient eux-mêmes des démarches auprès du CSA et des opérateurs, c’est-à-dire qu’ils se faisaient passer pour un média qui nous aurait ensuite héberger (normalement c’est à nous de faire les démarches avec le CSA, pas à une autre structure). Scandaleux. En plus je suis sûr qu’il serait plus dur de bosser avec eux qu’avec une télé traditionnelle. Nous on a bossé avec Canal+ par le passé, puis France 3 maintenant, ils ne regardent pas ce qu’il y a dans les 3 mn qu’on leur envoie. Avec Bertrand Delanoë, je pensais que Paris avait atteint cette maturité télévisuelle, qu’il pousserait les vieux carcans, mais non… |
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![]() © Photo : Hubert Artus |
Quelle est la situation dans d’autres pays ? Je crois que les plus avancés ont les Allemands, il y a des chaînes télévisions en libre-accès. En Espagne aussi je crois. Il n’y en n’a pas tant que ça. En France, le système associatif favorise ça, l’étranger ne l’a pas. Il faut dire aussi que c’est cher, tout ça, à faire. Une cassette, c’est cher. Les nôtres tournent, tournent, tournent, dans beaucoup de festivals , de trucs à thèmes, de forums. |
| Internet, c’est bien, on l’a vu avec Indymedia à Gênes. On a lancé, un appel à tous les collectifs de vidéastes pour qu’ils amènent leur cassette ici, et comme on possède un encodeur, on peut encoder sur Internet des heure et des heures de programmes, des manifestations. |
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Est-il primordial, pour toi, qu’une télé comme Bocal se mette dans le mouvement social, et soit toujours à son écoute, bien que vous ne soyiez pas une organisation politique ? On est impliqué dans les causes des précaires parce que bous sommes nous-mêmes précaires de l’audiovisuel. On est comme les autres à ce niveau, on vit dans un lieu précaire, sans bail, on ne sait pas si l’an prochain on pourra exister financièrement, on est interdit d’antenne pendant la campagne.. Je pense qu’il n’y a pas assez de journalistes qui s’impliquent, ils la font à la neutre. Quand il y a une occupation quelconque, les journalistes de France 2 ou 3, ils font 3 plans et ils s’en vont faire un reportage où tout passera par le regard du journaliste qui mettra son propre commentaire et donc sa vision.. Nous, s’il faut rester deux jours sur cette occupations, on reste, on dort là-bas. On ne fait pas le même travail. Une fois, avec nos images, on a fait gagner un procès au DAL, un type qui avait pris un coup de matraque par un CRS, on avait des images, on est allés au procès et il l’a gagné. L’image sert, pour les gens qui n’ont pas les moyens des se défendre. Il est indispensable que des gens comme nous puissions faire des images sur ce mouvement social. José Bové dit que la caméra, c’est l’arme du pauvre. Nous, le 1er mai prochain, on défile avec une banderole Télé Bocal. On sera aussi victime de ce changement de gouvernement. On fait partie de ces mouvements sociaux et on continuera. Ce genre de placement vient d’un vécu et d’une formation politisée. Sens-tu cette implication chez toutes celles et ceux qui sont à Bocal ? Non. Moi je m’implique complètement à ce niveau-là. Un bénévole arrivera ps à le faire aussi bien qu’un bénévole, qui lui a plus de temps, il n’est pas embauché. De plus, il faut du temps pour avoir cette formation politique. Moi je l’ai eu parce que j’ai eu le temps. Un gouvernement de droite, ça vous fait très peur ou pas ? Oui. Beaucoup de ponts vont être coupés. Le fonds de Soutien de l’Assemblée Nationale, fini, le ministère de l’Economie Solidaire, fini. C’est un préjudice pour le travail accompli depuis longtemps. Je vois mal un gouvernement de droite accepter les télévisions associatives, on n’aura plus d’autorisation temporaire, une place dans le projet de TNT (Télévision numérique terrestre) n’en parlons pas… Et comment comptez-vous pallier à ça ? Des manifs tous les jours s’il faut, des piratages encore, des actions toujours. La télévision est peut-être le dernier tabou à lever, en terme de médias. On a eu la radio, il y a eu le net, il ne manque plus que la télé… qui paradoxalement est le média le plus suivi, le plus puissant, le plus possédé par les puissances financières. Il est évident que le jour où on libèrera la télé… Dans les révolutions ou dans les coups d’Etat, c’est toujours aux télévisions qu’on s’attaque en premier. Les flics vont casser les télés, car les révolutionnaires savent très bien des servir de la télé pour toucher la population. C’est un outil détourné de sa fonction. Evidemment que c’est un pouvoir, au bout du compte, mais si ce pouvoir est partagé, il se répartit équitablement. Bien réparti, l’équilibre est là. De nos jours, 90% des médias sont des médias capitalistes et il n’y a pas de médias alternatifs, donc la prise de pouvoir est flagrante et la télé ne représente pas la population. Aucune couleur, aucune diversité. C’est dégradant. Pour ce qui est de la philosophie de l’image, du cadrage, du nombre de personnes qu’on inclut dans une image, penses-tu qu’il y a une différence entre les télés comme Bocal et les « grands médias » ? Moi je parlerai pour Bocal. Quand il faut dire aux gens qui vont filmer pour nous quelle est notre direction notre axe, je dis toujours de favoriser ce qu’il y a dans l’image. Il faut que la personne qui interviewe ne puisse pratiquement pas apporter son point de vue, c’est la personne interviewée qui s’exprime, on ne s’en sert pas comme d’un plan d’illustration à propos journalistique. Etre de vrais journalistes d’image, non des journalistes de presse écrite. Il faut en effet savoir qu’à la télévision, tous les journalistes viennent de la presse écrite, il n’y a pas de réalisateurs : on prend l’image comme une illustration et on écrit un commentaire off, il n’y a pas de vrais journal d’infos télévisées, ça n’existe pas actuellement. Il faut renverser la vapeur. Pourquoi le journaliste se sert à chaque fois des gens pour faire passer son point de vue, les gens sont assez grandes pour le dire, ils l’expriment tellement bien quand ils baignent dedans qu’on n’a absolument pas besoin du oint de vue du journaliste. C’est indécent de prendre un plan pour simplement y mettre son propos. De plus, les, gens ont tellement la patate, cette énergie de pouvoir changer les choses, que lorsqu’ils l’expriment ils l’expriment bien. La télé lisse dans un langage propre, des choses bien dites, un discours redondant. Tu sens toujours ce que la personne veut te dire, quel que soit son accent ou sa façon de dire. On m’a reproché de passer trop d’immigrés à l’image, trop de Noirs, trop de vieux. Mais c’est le reflet de la société. Pour ne pas être raciste on ne doit pas montrer de Noirs, on cache les gens... Mais je ne cache pas les gens de mon quartier sous prétexte d’une fausse positivité… On vit dans un monde où tout passe : le Tiers-Monde de plus en pauvre mort, le sionisme, l’affairisme politico-électoral. Pour autant, ce n’est pas une fatalité, et il y a des individus et des médias qui sont là pour témoigner, montrer ce qui se passe concrètement. Pour ce qui est de la guerre en Israël, par exemple, TF1 ou le service public vont sur place et restent la plupart du temps dans la partie israélienne du territoire, alors que toi tu es allé sur place, en juin 2001, avec une délégation (Mission pour la Protection Civile du Peuple Palestinien), tu es impliqué autrement et pendant un temps beaucoup plus long. On voit que l’implication, et donc la vision, n’est pas la même… |
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C’est exactement là qu’est la différence. Un flash d’infos est forcément réducteur, les gens ont besoin de beaucoup plus que ça, on ne devrait pas traiter l’actu comme ça, par dessus la jambe. Ca donne une image cassée, d’un côté le terrorisme et l’intégrisme, et de l’autre tout est blanc. Mais pourtant chez les gens il n’y a pas de cassure. Or, si on dit aux gens que leur quartier est dangereux, qu’il y a de la délinquance, on crée la cassure. On dit aux gens de rester chez eux parce qu’en bas c’est dangereux, et les jeunes répondent qu’ils sont en bas de chez eux et qu’ils ne font rien de mal.. On crée des cassures parce que les gens ne se parlent plus, du coup. On joue sur les peurs. |
![]() © Photo : Hubert Artus |
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Le journal d’infos, il faut le balayer, ça ne marche pas. Ca devrait être le même fonctionnement qu’Indymedia : chacun amène sa cassette, et on aurait un journal, on encode. Indymedia, ça a l’ait de rien, mais il y avaient 150 personnes qui amenaient des cassettes, qui écrivaient des textes. A Gênes, c’est ça qui a fait peur aux pouvoirs : pour une fois dans une manif, les gens ont été capables de s’organiser, de diffuser de l’information hors-manif partout dans le monde. Chaque jours arrivaient et circulaient infos, photos, vidéos, Indymedia avait plus de 80 000 par jour ! L’info est vraiment passée et c’est bien pour ça qu’ils ont tapé comme des dingues. La télé doit apprendre de toutes ces expériences. Comme on disait plus haut : la radio a eu la vague de 81, le cinéma a eu la Nouvelle Vague, ça va bien arriver à la télé, c’est incontournable. Forcément le changement viendra avec un changement de société, une envie des gens de s’impliquer dans leur vie de tous les jours. En ce moment, les télés associatives touchent le fond. Néanmoins, c’est bien, c’est le moment de prendre conscience de ce qu’on a chacun à faire. Lorsqu’on aura bloqué une partie du système, on aura déjà bien avancé, et ils auront peur. Et ils seront dans une situation de blocage où ils devront négocier. Nous, on est habitués aux situations de crise, on n’a pas peur. Interview réalisée à Goumen Bis, le 30 avril 2002. |
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| Goumen Bis, 2 bis cité Aubry, 75 020 Paris : lieu associatif où créent et travaillent Télé Bocal, Dreamland Pictures (association de photographes), et Les Impondérables (troupe de théâtre de rue). | |