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Chroniques d'Amérique Latine,
n°1 |
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Le peuple de Porto Alegre |
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Elles sont venues écouter, militer, manifester et espérer. Mais qui sont les 50 000 fourmis de l´antimondialistation libérale qui se sont retrouvées au Brésil, du 31 janvier au 5 février 2002 ? Les participants au Forum Social Mondial de Porto Alegre sont venus pour bâtir une sociéte civile mondialisée, mais aussi, parfois, pour défendre une conviction intime ou un projet personnel. Des visages, des voix. |
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Juliana
de Oliveira Ataíde, 19 ans, étudiante et Symara Kllymi do Vale Dantos,
28 ans, photographe au chômage de Natal au Brésil. |
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Roberto Davis, 52 ans, avocat, Porto Alegre. "Je n´appartiens à aucune organisation, je suis juste partisan d´un autre monde, d´une alternative, éloignée de ce que nous propose les États-Unis. C´est pour écouter Noam Chomsky que je m´attarde aujourd´hui" |
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Aniso Guató, du Mato Grosso Do Sul "Je viens défendre et représenter le droits des peuples indigènes. Parce qu´il est temps que l´on se réapproprie notre histoire en même temps que des terres et des maisons. Je suis moi même issu d´un peuple indigène et je viens militer ici au nom de notre identité." |
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Canelle, Guadaloupe " C´est par solidarité que je suis à Porto Alegre, par respect pour ce mouvement et parce que cela vient du coeur. En Guadeloupe, à X, on veut aussi créer une manifestation identique. Ce sera à la fin de cette année. On veut pouvoir promouvoir les Antilles, parce que notre culture caraïbe est un peu oubliée. Je m´occupe donc de rencontrer et d´inviter les gens qui pourraient participer à notre Forum." |
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Etidal Baj, née en Palestine, résidente à Porto Alegre " Je suis née en Palestine, mais cela fait maintenant 18 ans que je vis au Brésil. J´ai été expulsée de ma maison là-bas. Je suis du même combat que le Forum, mais je me bats surtout pour la cause palestinienne. Nous sommes environ 5000 exilés parlestiniens dans la région à dire aue ce qui se passe là-bas n´est plus possible." |
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Rodrigo Pereira Ricardo, 26 ans, journaliste, Rio de Janeiro "Je suis journaliste auprès du Mouvement de la Citoyenneté pour L´Eau. Parce que c´est un bien fini dont il faut prendre soin. Parce qu´il faut que tout le monde puisse y avoir accès et en bénéficier." |
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Dada Mahesvarananda, 46 ans, yogi, né aux Ètats-Unis, formé en Inde, résident au Brésil "Il faut que j´essaye de me rappeler pourquoi je suis là. Je suis habillé en orange car je suis moine: j´enseigne le yoga, notamment aux détenus des prisons brésiliennes. J´appartiens au mouvement de Porto Alegre parce que je me bats pour la justice sociale et la paix intérieure. Il faut d´abord réaliser une révolution personnelle avant de vouloir transformer les choses de manière globale." |
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François Daniel-Lamazière, Morgane Iserte, 25 ans, français à Buenos Aires Francois : " Porto Alegre n´est pas loin de Buenos Aires, c´était donc une occasion à ne pas rater, simplement pour voir ce qui se fait de concret dans la lutte contre la mondialisation libérale. J´ai aussi un objectif précis : trouver des axes de réflexion et des idées pour mon assemblée de quartier à Buenos Aires. Car ce qu´il manque le plus à l´Argentine aujourd´hui, c´est une alternative possible. Si je pouvais faire un voeu, ce serait l´annulation de la dette du Tiers-Monde, car c´est le premier pas dans le bon sens." |
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Paola Bellote, 25 ans, italienne, travaille dans le micro credit " Je représente le mouvement World Citizen Foundation qui veut promouvoir des institutions démocratiques et transparentes pour faciliter le dialogue citoyen au niveau mondial. On essaye de définir le type de démocratie adaptée à notre engagement. Je suis aussi venue ‘à la pêche’ aux idées et aux projets dans le domaine du micro crédit." |
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Simone Arsenault-May, 25 ans ; Lindsay Telfor, 25 ans ; Kim Fry 26 ans ; Canada ; étudiantes en sciences de l´environnement " C´est très important pour nous de rencontrer d´autres activistes du monde entier. Surtout qu´au Canada, le radicalisme politique est très peu développé. Ici, on voit que le Parti Travailliste brésilien arrive à réformer les choses dans un sens très progressiste. Et nous sommes également venues expliquer notre expérience car nous avons participé à la plus longue grève que notre État ait connu. Nous nous sommes battues pour notre université. Ici, on a fait des conférences et on fait des petits happening de radical cheerleading. En gros, on est des pom-pom girls aux accents révolutionnaires!" |
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Josué de Assis, São Paolo, libraire " Je représente un bouquiniste de São Paolo spécialisé dans les ouvrages sur la culture et la réalité brésilienne. Je crois que le Brésil a véritablement besoin de se retrouver, de partir à la recherche de son identité. C´est important pour pouvoir engager un dialogue avec les autres et pour pouvoir résister à la globalisation libérale. Nous vendons des bouquins d´occasion, épuisés, à bas prix, pour que les étudiants, les chercheurs (et tous les autres!) puissent y avoir accès. Ici, je cherche à développer cette idée que l´universel réside dans le particulier." |
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12.Moussa Tchangari, association Alternatives, Niger "
J´appartiens à la mouvance des organisations qui se battent contre la
mondialisation libérale. Je suis venu pour participer et pour ramener
des idées dans mon pays. J´écris aussi dans le journal de mon association,
pour participer à l´éveil des consciences. Grãce à ce forum, j´aimerais
que toutes les organisations puissent trouver un modèle de fonctionnement
dont les masses soient porteuses." |
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Terezinha X , volontaire pour organiser le Forum Mondial, éconimiste actuellement au chômage " Auparavant, j´étais économiste pour une agence du gouvernement à Brasilia mais je suis désormais au chômage. J´appartiens au Comité Gaúcho qui s´occupe de l´organisation du Forum : je fais la promotion du Forum en distribuant des t-shirt, des badges, etc. C´est ma contribution à la progession de la paix sur terre et au respect de la dignité humaine. Tout commence par là. " |
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Ernani D´Ornella, 64 ans, retraité, de Rio de Janeiro "Je suis venu seul, notamment pour distribuer le texte d´une chanson contestataire que j´ai moi-même écrite.Je suis un militant de longue date ici au Brésil et je suis très heureux de voir ce qui se passe aujourd´hui : Porto Alegre nous fait croire qu´un monde meilleur est possible. Ce qui doit sortir de Porto Alegre ? Sans hésiter, l´unité des peuples." |
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